PVTS

La série PVTS naît d’un souvenir d’enfance : les pavots du jardin de la grand-mère de l’artiste. À l’époque soviétique, cette fleur était entourée d’interdits ; elle devait disparaître du jardin, tandis qu’elle restait pour l’enfant une présence fascinante, dangereuse et belle.

Présent aussi dans la culture décorative tatare, le pavot devient ici un motif de mémoire : à la fois ornement, trace familiale et signe fragile de résistance.

L’impulsion du projet est venue à Paris, en découvrant des pavots d’hiver dont les boutons ne s’ouvrent pas seuls et ont besoin de la main humaine pour éclore. Cette fleur, la seule qui fascine véritablement l’artiste, reste liée à l’enfance, au danger et à la possibilité d’une ouverture.

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Chapitre 2 - La Mère patrie dort